Comment être productif et pas juste occupé

Ce genre de journée où vous vous agitez dans tous les sens sans réussir à faire quelque chose d’utile sont dangereuses. Sur le plan mental elles vous créent un stress qui vous empêche de décompresser en rentrant chez vous, au lieu d’apprécier sereinement le temps dédié au repos et au partage, vous allez déverser vos mauvaises ondes sur votre entourage. Sur le plan professionnel elles vous éloignent de vos objectifs et d’une manière plus générale elles vous font insidieusement perdre confiance en vous éloignant du schéma action > succès. Ne pas réussir à contrôler son temps, à le dompter pour le mettre au service de ses objectifs va être vécu comme un échec. Dans cet article je vais vous donner quelques conseils pour tirer le meilleur de chaque journée.

Anticipation

Utilisez 20 minutes à la fin de votre journée, avant de vous endormir, pour identifier à tête reposée les choses que vous devez réaliser le lendemain pour que votre journée soit productive. Les journées les moins utiles sont celles dans lesquelles vous entrez sans savoir quoi faire, c’est comme aller faire les courses juste avant de manger, vous allez mettre beaucoup plus de temps à vous décider. En arrivant au bureau il va vous falloir une heure ne serait-ce que pour vous recentrer et déterminer ce que vous devriez faire. Comme vous allez culpabiliser à l’idée d’avoir l’air de ne rien faire, vous allez commencer à brasser du vent et débuter votre journée par les choses insignifiantes qui vous donneront l’illusion de travailler. Bientôt midi sonne et vous n’avez toujours rien fait d’utile pour votre journée.

Distraction & multistasking

Commencez votre journée par la chose la plus importante, pas celle qui vous plait le plus mais celle qui joue un rôle clef dans la réalisation de vos objectifs. Et avant de vous y mettre coupez toute distraction. Personnellement, et c’est le cas à l’instant où j’écris cet article, mon téléphone est en silencieux et si je travaille sur l’ordinateur je m’assure de ne pas avoir de page ouverte autre que celle qui me sert à travailler. Plus vous allez switcher d’une tâche à l’autre, moins vous serez performant.

Si les distractions viennent de l’extérieur, que ce sont vos collègues qui viennent vous déranger, plusieurs solutions s’offrent à vous. Tout d’abord de dire « non, plus tard » à celui qui vous interrompt, ou bien de vous cacher pour travailler dans un endroit où on ne viendra pas vous chercher. Mais ma préférée, quand j’étais salarié, consistait à venir au travail une heure avant tout le monde pour me débarrasser de toutes les choses essentielles sans être interrompu par qui que soit. J’avais estimé que pour réaliser le même nombre de tâches je pouvais multiplier ce temps par trois en pleine journée.

Comprendre pourquoi vous devez être productif

Quand on sait exactement quel est l’objectif que l’on souhaite atteindre et comment on va y parvenir, il est simple d’identifier quelles sont les actions qui vont vous faire avancer et quelles sont celles qui vont vous faire sortir de la route. Vous devez pouvoir faire deux colonnes sur une feuille et les noter clairement, à partir du moment où vous pouvez vous le permettre, sous-traitez tout ce qui ne vient pas directement influencer votre progression.

N’acceptez pas de ne pas être productif

Je vais parler pour moi ici, mais j’ose croire que vous allez vous y retrouver. On ne peut pas toujours tout maîtriser et quand ma journée a été merdique, j’ai beaucoup de mal à aller dormir en sachant que je n’ai pas fait ce qui était nécessaire pour mon succès. Quand il est 20h, je ne m’autorise pas d’aller me distraire en allant boire des bières avec mes potes, en glandant devant la télévision ou en allant à un rendez-vous. J’annule, je rentre chez moi, je prends une petite heure pour me décontracter, puis j’y retourne. Cela peut paraître dur, mais cela existe également dans le monde du salariat également, sauf que c’est une autorité supérieure qui vous impose de rester plus tard pour nettoyer le bordel. Quand on travaille pour soi c’est plus compliqué, il faut être son propre patron et savoir se refuser des récompenses.

Maintenant retournez bosser, la pause est finie 😁 ✌🏻

 

 

 

 

 

6 Commentaires
  • Grégory
    Posté à 11:41h, 29 mars Répondre

    Très bon article merci beaucoup !

  • David
    Posté à 20:11h, 31 mars Répondre

    Une petite question me taraude. Je suis ton parcours depuis un moment, dès le début de l’aventure ND, et je constate avec plaisir que le projet Yann Piette est sur de bons rails. À côté de ta réussite, des abonnés et followers à nouveau sur une courbe de progression exponentielle, des tas d’autres mecs qui gravitent plus ou moins autour de toi ne décollent pas et à mon avis ne décolleront jamais. Je pense à Arthur par exemple ou d’autres personnes avec qui tu fais des feats. Les principes abordés sont globalement les mêmes et pourtant quand je revois une de tes vidéos après une des leurs j’ai le sentiment qu’il y a deux classes d’écart entre vous, et encore je suis gentil…
    Mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur précisément ce qui fait la différence… Quel est ton avis la dessus ?

    • Yann Piette
      Posté à 11:32h, 05 avril Répondre

      Mon avis c’est que Arthur, dont tu parles justement, a l’âge qu’il a montre beaucoup plus d’aptitude que moi face à la caméra. Il va faire très très mal car je l’aide à travailler.

  • julien
    Posté à 23:07h, 09 avril Répondre

    j’aime beaucoup ton travaille , je te suis depuis le début :p mais j’ai eu du mal a franchir le Cap 😀 merci Yann .

  • David
    Posté à 08:10h, 11 avril Répondre

    Ah ah, je ne suis pas d’accord avec toi ! Je me souviens par exemple d’une vidéo au parc du Luxembourg dans laquelle on te vois discuter littérature avec une fille. L’interaction est juste géniale pourtant c’était le tout début et je pense qu’il y a déjà à ce je ne sais quoi qui fait les classes d’écart avec Arthur.
    Dans le film qui retrace son parcours, Usain Bolt affirme ne pas croire aux « Late Bloomers », c’est à dire au mythe selon lequel un type qui bosserait énormément pourrait après des années dans l’ombre devenir un top niveau mondial.
    Un autre exemple me vient d’un chercheur en neuroscience féru de jeu d’échecs et qui décide de se donner les moyens de devenir « Grand Master ». Il travaille comme un dingue, s’expatrie en Russie et pourtant il ne parvient jamais à atteindre son objectif. Il décide alors de creuser le sujet et a écrit un bouquin sur la part de génétique dans le niveau intellectuel maximal qu’un individu peut atteindre.
    Je peux te retrouver les références du bouquin si ça t’intéresse.
    Je ne veux pas enfoncer Arthur qui est fort sympathique, je pense juste qu’il n’a pas le potentiel pour devenir Grand Master dans le domaine où toi tu excelles. Mais c’est pas grave, il y a plein d’autres choses à explorer !

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